La mémoire institutionnelle

Pourquoi telle décision a-t-elle été prise il y a dix ans ? Pourquoi ce projet a-t-il été abandonné ? Pourquoi cette procédure est-elle appliquée ainsi ? Ces questions, tout nouvel élu se les pose un jour.

La mémoire institutionnelle, c’est la connaissance accumulée au fil des années sur l’histoire des décisions communales. Elle permet de comprendre le présent à la lumière du passé et d’éviter de reproduire des erreurs déjà commises.

Cette mémoire réside d’abord dans les archives. Délibérations, rapports, correspondances, études : ces documents racontent l’histoire administrative de la commune. Savoir les consulter et les interpréter est précieux pour éclairer une décision actuelle.

Elle réside aussi dans l’expérience des agents municipaux. Ceux qui travaillent depuis longtemps dans la commune connaissent les dossiers, les interlocuteurs, les subtilités locales. Leur connaissance est irremplaçable et mérite d’être valorisée.

Elle réside enfin dans la continuité des élus. Un élu qui a vécu plusieurs mandats a vu des projets naître, évoluer, aboutir ou échouer. Il a appris de ces expériences. Il peut transmettre cette connaissance aux nouveaux venus.

La mémoire institutionnelle n’est pas un attachement passéiste. C’est un outil de compréhension et d’efficacité. Savoir pourquoi un projet a échoué permet de ne pas reproduire les mêmes erreurs. Savoir comment un problème a été résolu permet de s’en inspirer.

Cette mémoire se transmet. Elle se cultive. Elle suppose une continuité dans les équipes et une volonté de capitaliser sur l’expérience acquise.

C’est un patrimoine immatériel qui fait la force d’une commune bien administrée.