On peut lire tous les manuels sur la gestion communale. On peut suivre toutes les formations destinées aux élus. On peut être diplômé en droit public ou en finances locales. Tout cela est utile, mais cela ne remplace pas l’expérience.
L’expérience, c’est avoir vécu des situations concrètes et en avoir tiré des enseignements. C’est avoir vu des projets réussir et comprendre pourquoi. C’est avoir vu des projets échouer et savoir ce qu’il aurait fallu faire autrement.
L’expérience, c’est connaître les rouages réels de l’administration, au-delà des organigrammes officiels. Savoir qui contacter pour débloquer un dossier. Savoir quel délai est réaliste pour telle procédure. Savoir anticiper les difficultés avant qu’elles ne surviennent.
L’expérience, c’est aussi avoir appris à gérer l’imprévu. Une crise ne prévient pas. Elle survient et il faut réagir vite, avec les moyens disponibles. Ceux qui ont déjà traversé des situations difficiles savent garder leur calme et prendre les bonnes décisions.
L’expérience, c’est enfin avoir construit des relations de confiance. Avec les agents municipaux, avec les partenaires institutionnels, avec les habitants. Ces relations ne se créent pas en un jour. Elles se tissent au fil des années, par la présence, la fiabilité, la constance.
Bien sûr, chaque génération d’élus apporte un regard neuf, des idées nouvelles, une énergie renouvelée. C’est précieux et nécessaire. Mais cette fraîcheur est d’autant plus efficace qu’elle s’appuie sur l’expérience de ceux qui connaissent le terrain.
L’idéal est une équipe qui mêle les deux : le renouvellement et la continuité.
